Jean-Yves Dahyot
Biographie









Véritable encyclopédie vivante des Années Soixante, Jean-Yves Dahyot n'a pas pour autant la nostalgie du temps passé... Non, non,... Il a arrêté sa montre, tout simplement, sur cette période yéyé.

A cette époque, les voitures rutilaient de tous leurs chromes, les hommes avaient les cheveux longs – pas pour autant les idées courtes – ou arboraient l'excentrique "banane" des rockers. Les filles raccourcissaient leurs jupes et se battaient avec succès pour la légalisation de la pilule contraceptive. Et la radio déversait des torrents d'une musique rock'n roll qui allait changer le monde musical. Il y avait l'avant, il y a l'après Années 60.

L'adolescence de Jean-Yves a été bercée par cette musique dynamique avant-gardiste, véritable scission avec tous les thèmes musicaux existants. Dans sa Bretagne natale, Jean-Yves délaisse quelque peu les chansons poétiques ou engagées de l'auteur rebelle Jean Ferrat, pour un groupe qui sévit sur les ondes répondant au nom désopilant des "Chaussettes Noires". D'abord apprenti puis peintre en bâtiment, Jean-Yves travaille tout en entonnant les refrains de cette formation qui éclatera peu de temps après pour laisser s'épanouir un jeune chanteur du nom d'Eddy Michell. Jean-Yves devient alors un inconditionnel de "Schmoll". Il est l'un des premiers à s'inscrire à son "Fan Club". C'est à cette période – il a alors vingt et un ans – qu'il rencontre l'amour auprès d'une berrichonne et s'installe ainsi à Châteauroux. Un garçon, Eric, naîtra de cette idylle. Il abandonne sa carrière de peintre en bâtiment pour exercer un autre métier en usine. En 1969, Eddy Mitchell se produit sur une scène castelroussine. Jean-Yves est définitivement conquis par le rocker-crooner qu'il rencontre pour la première fois.

Dans sa maison du plus pure style américain – puisque le quartier de Châteauroux où habite Jean-Yves a été érigé fin des années cinquante par les américains, l'OTAN ayant installée une base près du chef-lieu de l'Indre– il agrandit sa discothèque avec les disques d'Eddy mais aussi ceux de Bill Haley, d'Elvis Presley, de Johnny Hallyday, de Dick Rivers, des Beatles, des Rollings Stones,… de tous les rockers français ou étrangers qui comptent à l'époque. Tout va pour le mieux jusqu'au jour où son épouse, victime d'une terrible maladie, est rappelée à Dieu, le laissant seul avec son fils âgé de neuf ans et sa musique pour seul réconfort. Les années passent…




En 1981, "Tonton" (François Mitterrand) autorise les radios libres. Radio Berry Sud – radio décentralisée de Radio-France – s'installe à Châteauroux. Jean-Yves écoute les émissions de cette nouvelle bande FM et décide, un beau jour, d'en pousser la porte, comme ça, juste pour voir l'équipe de près. La radio invitait d'ailleurs les castelroussins à venir les rencontrer. Ses connaissances musicales déconcertent les animateurs. L'un d'entre eux, Christian Daumas, lui propose de l'assister pendant une demi-heure dans les programmes du samedi matin. Il débute le 15 mai 1982. Six mois plus tard, il décroche sa propre émission hebdomadaire intitulée "Nous avons tant aimé les Années Soixante". Il invite, au fil de ses émissions, les idoles de sa jeunesse : Dick Rivers, Hugues Aufray, Nancy Holloway, Billy Bridge, Noël Deschamps, Annie Philippe, Pussy Cat, Pascal Danel, Alain Barrière, Mike Shannon, Georges Chelon, Henri Leproux… et bien d'autres encore.

Jean-Yves est à l'origine de la reprise du club «Dick Rivers Connexion » dont il est toujours le trésorier. Sa passion pour Eddy Mitchell reste, toutefois, intacte. Il se remarie en février 1987, avec Yolande. Nancy Holloway et Monikya, chanteuse soliste des Surfs, sont les témoins de cette union. Il devient bientôt papa pour la seconde fois. La marraine de la petite Marina n'est autre que Monikya. Un autre chanteur, C.Jérôme, deviendra par la suite un ami très fidèle et rentrera dans le cercle familial avec Monikya (disparue trop tôt elle aussi), Nancy Holloway et Noël Deschamps. L'émission que Jean-Yves présente a changé de nom et s'appelle depuis "Scopitone". R.B.S est devenue également France Bleu Berry.

Jean-Yves est désormais à la retraite et s'est ainsi détaché de l'usine pour se consacrer à sa passion et à la radio. Il a agrandi sa maison pour y installer son bureau dans lequel prônent des centaines de disques, CD et autres DVD ainsi que de nombreux souvenirs personnels (programmes, posters, inédits sonores, maquettes de disques, revues "Salut les Copains, "Chouchou", etc.), instants partagés avec ses idoles. Il y a aussi les photos, beaucoup de belles photos, authentiques témoignages, car la photographie est un autre hobby de Jean-Yves. C'est là, dans cet écrin dédié à la musique qu'il concocte ses émissions de radio. Plus encore qu'une encyclopédie vivante, Jean-Yves Dahyot est le véritable garant des Années Soixante !

(Texte : Gilles Guillemain)







Jean-Yves Dahyot (Site officiel)
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